Burnout :
les phases du processus

Le saviez-vous ? Le mot “stress” vient du latin stringere, qui signifie “rendre raide”, “serrer”, “presser”, et exprime une contrainte. 

Le processus d’évolution vers le burnout est souvent décrit comme un cercle vicieux se déclinant en plusieurs phases. Étant un mal multifactoriel, on ne peut pas prendre les études et conclusions théoriques comme des “critères” de reconnaissance. En revanche, cela permet de donner des pistes : il est capital de déceler les signes prémonitoires de ce processus. 

Phase 1 : hyperactivité / surengagement 

Difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, besoin de somnifères. Sentiment d’être indispensable, de ne pas pouvoir s’arrêter. Présentéisme, forte implication et heures supplémentaires volontaires. Le travail s’étend et se substitue à tous les temps de repos ou de détente. les relations sociales sont dirigées presque exclusivement vers le travail. A ce stade, le programme procure une grande satisfaction et un fort sentiment d’accomplissement.

Phase 2 : résistance

Face à l’agitation et au surmenage, le sommeil n’est plus réparateur, le manque d’énergie se fait sentir et commence à limiter les capacités de travail, la vie sociale et la vie personnelle. Mais, la personne nie le surmenage et continue à s’imposer un rythme effréné.

Intérieurement, la personne commence à douter d’elle-même, son estime de soi diminue et elle s’enferme dans sa résistance solitaire.

La phase 3 propose différents comportements possibles : 

Phase 3 : désengagement / “démission interne”

Les premiers signes de rupture avec les autres peuvent apparaitre sous forme d’attitudes négatives envers les collègues ou les clients (froideur, impatience, intolérance, cynisme), ou plonger la personne dans une forme d’abattement ou d’apathie. La personne se désengage de ses responsabilités, multiplie l’absentéisme, a tendance à imputer systématiquement les fautes à autrui. Des sentiments de frustration et de non-reconnaissance peuvent s’additionner à la difficulté à faire face.

Phase 4 : appauvrissement émotionnel, relationnel et social / évitement

Sentiment d’indifférence vis-à-vis de l’actualité professionnelle, sociale ou amicale. Sélection drastique des relations, ruptures avec des amis. Évitement de réunions, de situations, de conversations. Perte de ses valeurs spirituelles et de ses idéaux. Tendance au repli sur soi, tendance à l’isolement. Difficulté à communiquer et à échanger.

Phase 5 : pétrification cognitive

Diminution de l’efficacité cognitive, troubles de la concentration et de la mémoire. Indécisions, perte d’initiatives, incapacité à s’organiser, difficulté à réaliser les tâches complexes. Perte de l’humour, perte de flexibilité et d’adaptation, résistance au changement. 

Phase 6 : effondrement physique, psychique et émotionnel

Le surmenage physique et psychologique peut plonger la personne dans une détresse importante relevant d’un suivi médical, psychologique ou psychiatrique.

Aux premiers symptômes de mal-être tels que sentiment de culpabilité, d’insuffisance, d’amertume, d’obsessions, d’apitoiement sur soi, de faiblesse, de vacuité, d’impuissance, de pessimisme, de fatalisme, d’apathie, d’envie de pleurer, d’irritabilité, de colère, d’humeur dépressive, de disposition défensive ou paranoïaque … ont succédé des symptômes profonds d’anxiété, de crises d’angoisse et de panique voire d’envies suicidaires, à surveiller et à encadrer par une prise en charge efficace. 

Source : Petit guide sur le burn-out, Aedis éditions

 

Vous vous reconnaissez ? N’hésitez pas à me contacter. Que ce soit en prévention, ou un gestion d’un burnout passé, un coaching est un réel plus pour préparer le retour à la vie active !

 

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