Coaching
vs.
Préparation mentale

Comment faire la différence entre un coach et un préparateur mental ?

Le métier de préparateur mental n’étant pas encadré par des textes officiels, les définitions peuvent différer, ainsi que les pratiques. Pour moi, le préparateur mental travaille sur la préparation à la performance.

La préparation mentale vise l’apprentissage de techniques, stratégies, savoir-faire et savoir-être destinés à favoriser chez l’athlète une meilleure connaissance de ses habiletés mentales et à susciter un développement et une plus grande « maîtrise » de ces dernières, dans un souci d’efficience. Des techniques comme l’imagerie, la kinésiologie, les Access Bars ou l’isochronie peuvent être utilisées. La dimension émotionnelle est également au coeur des préoccupations du coach. Le travail est réalisé avec en toile de fond l’optimisation du geste et de la performance de l’athlète et s’appuie sur une analyse de sa pratique en vue de bénéficier des enseignements des expériences vécues (Levêque, 1993). 

Bien que certaines écoles permettent de faire des formations certifiées, le coaching est un métier non réglementé, et la définition est, là encore, personnelle. Le coaching est l’accompagnement d’un individu ou d’un groupe d’individus vers la résolution d’une difficulté à laquelle il est confronté.

Il s’agit de faire émerger les talents de la personne coachée, de l’aider à changer, à progresser et à trouver ses propres solutions, tout en prenant en compte ses valeurs.

Le coaching nécessite l’utilisation d’outils spécifiques basés sur la maïeutique (art de faire accoucher les esprits) : un coach est un spécialiste de l’écoute et du questionnement. Des outils issus de la communication, du management, des ressources humaines peuvent être utilisés, ainsi que des créations plus personnelles sous forme de jeu.

Pour résumer, le préparateur mental va travailler vers la performance, en mode projet ; le coach va s’attacher à amener son client à résoudre une problématique donnée.

Mais alors, qui pour qui, et dans quelle situation ?

Les intervenants en psychologie du sport sont nombreux. Il est nécessaire de se poser d’abord la question de l’objectif poursuivi, des modalités de la collaboration, des besoins, des attentes, etc. Clarifier ses paramètres va permettre de choisir le bon professionnel, en terme de pratique, d’approche et de compétences : le « mauvais » choix peut avoir un impact sur la pertinence du travail. 

Se renseigner sur les formations et les expériences peut être une première étape ; la personnalité de l’intervenant est également important, car la relation de confiance joue un rôle primordial. N’hésitez donc pas à contacter les intervenants auxquels vous pensez !

Haere rā  !