Le confinement m’a donné beaucoup de temps pour lire, quasiment un livre par jour. Cela m’a donné envie de faire des liens avec la période, de partager mes ressentis, mes sensations, mes émotions. Cela n’a pas de rapport avec le sport, la performance, la prépa mentale, le coaching ou la formation… Mais c’est moi, aussi.

Publication Instagram du 20 mars 2020

Aujourd’hui, j’ai choisi un livre au hasard dans ma bibliothèque : Contes populaires d’Islande, ramené de mon roadtrip estival. J’ai également choisi une page au hasard, car je n’ai pas encore lu tous les contes, et je n’avais pas de passage en tête qui pouvait résonner par rapport à mon émotion du jour. J’ai trouvé incroyable que les premières lignes du conte parlent d’épidémie ! 📚🚌🗺
Savez-vous comment fonctionnent les émotions, et à quoi elles servent ? Ce n’est pas le sujet du jour, mais sachez que les émotions sont comme des messagers, et nous avons tous des émotions « moteurs », des émotions qui nous portent, d’autres qui nous freinent, etc. Moi, c’est la colère qui me porte. Quand je transforme ma colère en force, je me sens inarrêtable. Et aujourd’hui, je suis en colère ! Hier, j’étais émue de la grandeur et la beauté de la France, dans son accompagnement, la réactivité, la solidarité, et ce qu’on essayait de mettre en place collectivement. Et ce matin, au réveil, j’entends les infos : beaucoup de gens qui se baladent, se pensent en vacances, rejoignent les maisons de campagne dans des régions sans doute moins bien équipées en terme d’infrastructures de santé… Cela m’a d’abord dégoûtée. C’est fort comme émotion, le dégoût. Et très vite, j’ai été en colère. Est-ce normal de devoir sévir ? De renforcer les règles du confinement pour pallier à l’indiscipline de quelques-uns ? L’héroïsme du moment ne serait-il pas de rester chez soi, de prendre sur soi ? La rébellion, le dilettantisme, la désinvolture n’ont pas leur place quand la vie des autres est en danger. 😡😡😡
Jean-Paul Sartre a dit « Dans la vie, on ne fait pas de que l’on veut mais on est responsable de ce que l’on est ». Alors, qui veut-on être ? Qui voulez-vous être ?
Moi je veux être un non-problème pour le personnel médical, je veux être un préservateur de vie, je veux être un soutien pour ceux qui continuent de travailler et doivent sortir. Je veux être un bon petit soldat pour la France et le monde, je veux être au service de mes clients, mais aussi de ceux qui peuvent avoir besoin de parler. Je veux être une amie solide. Une voisine prévenante. Je reste chez moi. •


#Colère

Haere rā  !