Message à nos Bleus
champions du monde

Chère équipe de France de football, 

Chers joueurs, entraineurs et staff,

Chers Champions du Monde,

PRENEZ SOIN DE VOUS !

Les exemples sont nombreux : Novak Djokovic, certains footballeurs allemands Champions du monde en 2014,  ou encore Gary Speed, Robert Enke, Pierre Quinon : les sportifs ne sont pas immunisés contre la dépression.

Que faire, lorsque l’objectif est atteint ? Comment retrouver la motivation ? On a passé du temps à préparer cet évènement, on a fait des sacrifices, ça nous a pris de l’énergie. Notre organisation quotidienne en a été chamboulée. La pression était telle qu’on n’en a parfois pas profité suffisamment… Et puis tout va très vite, et ça s’arrête d’un coup ! Il faut alors quitter les copains, les collègues, retrouver ceux qui n’ont pas vécu l’aventure, et avec qui on ne peut pas toujours partager nos émotions. En tant qu’exploratrice du monde, je peux comparer ce sentiment à un retour de voyage : j’ai vécu quelque chose d’extraordinaire, d’intense, je retrouve le quotidien qui a avancé à son rythme, plutôt lent par rapport au mien, et je retrouve surtout les copains qui font de cette expérience de vie une parenthèse… Mais non, ça n’est pas une parenthèse éphémère, c’est partie intégrante de ma vie. C’est la même quand je travaille sur l’organisation d’un évènement sportif. Et que dire du blues post-naissance ? Et de la déprime post-mariage ? 

Mais cette phase est normale : parce que quand on s’investit dans un projet, quel qu’il soit, et que ce projet est terminé, il y a forcément un période de deuil. Une sensation de vide. C’est normal, cet évènement, c’est la rencontre de l’imaginaire et de la réalité. Le deuil fait partie du processus.

Pour autant, cette tristesse passagère n’est pas forcément une déprime, et encore moins une dépression. Et pour ne pas en arriver là, il faut anticiper. Voici quelques astuces :

– Évidemment, travailler avec un coach permet d’anticiper cette phase. Si l’on n’a pas pu anticiper, on peut déclencher un travail post-victoire et trouver des solutions

– Si la déprime est un peu avancée, c’est un psychologue qu’il faudra contacter

– Accepter cette tristesse. Elle fait partie du processus, elle est normale, elle est passagère, elle n’est pas grave

– Accepter que ce sentiment soit différent pour chacune des personnes avec qui vous avez, ou non, partagé cet évènement 

– Réfléchir à d’autres projets, d’autres objectifs, sportifs ou non sportifs 

– Et surtout, prendre du temps pour soi ! 

Je vous conseille cet article très intéressant sur le “Djoko-blues” qui a touché Novak Djokovic :

https://www.lexpress.fr/actualite/sport/tennis/le-djoko-blues-le-mal-des-sportifs-qui-gagnent-tout_1839540.html 

Mise à jour – 21 février 2019 : article sur le burn-out d’Adil Rami après la Coupe du Monde

https://www.lexpress.fr/actualite/sport/football/football-adil-rami-a-fait-un-burn-out-apres-la-coupe-du-monde_2062931.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1550510846&fbclid=IwAR2Nj1wt8nWTmTlAWh4rw7rvd3yJs4n4cfF9Cpj5hcT3be6ev9jt8RiF1l4#xtor=CS3-5076

Haere rā  !